Médoc - N°115 - Décembre/Janvier 2013

L’abandon du parc marin se précise / Brèves

 

A moins de toucher la super-cagnotte du loto, il n’y aura pas dans l’immédiat de parc marin de l’estuaire de la Gironde et du pertuis charentais. Paul Giacobbi, président de l’Agence des aires marines protégées, s’est déclaré récemment plus que pessimiste sur la possibilité de l’agence d’atteindre ses objectifs faute de moyens suffisants alloués par le ministère de l’Ecologie. La mission d’études installée depuis trois ans à Bordeaux et Rochefort s’apprête à faire ses cartons. Delphine Batho n’a pas répondu, semble-t-il, au courrier de Dominique Bussereau, président du Conseil général de Charente-Maritime, s’inquiétant du sort du projet. Le même dénonce aujourd’hui «un gâchis d’argent public», le sujet ayant fait l’objet d’une enquête publique. Côté girondin, les maires concernées sont tout aussi colère d’avoir travaillé pour des prunes. Seule Pascale Got, la députée PS du Médoc, défend mezza voce la rigueur budgétaire, estimant que l’estuaire est suffisamment protégé «par tout un tas de dispositifs» dont Natura 2000.



 

Double A pour la Gironde

Le département de la Gironde est en bonne santé. Ce n’est pas le président Madrelle qui le dit mais Standard & Poor’s. L’agence de notation maintient ses notes de référence à long terme AA et à court terme A-1+, témoignant d’une perspective stable. La gouvernance et la gestion financière sont jugées «positives», les performances budgétaires «saines» et l’endettement «limité». L’agence apprécie notamment «une stratégie financière claire et la mise en place d’outils de suivi et contrôle des dépenses de fonctionnement». Seul reproche, une «flexibilité budgétaire limitée». A noter que le département enregistre cette année un excédent de recettes de 37 millions d’euros dû pour l’essentiel aux droits de mutation liés au boom des ventes de résidences secondaires afin d’éviter la taxation des plus-values. Comme quoi, l’optimisation fiscale n’a pas que des inconvénients…

 

Décentralisation, suite

L’abrogation du conseiller territorial a été votée à la mi-novembre à l’Assemblée nationale. La création de cet élu hybride cumulant les fonctions de conseiller régional et de conseiller général était le point clé de la réforme territoriale du précédent gouvernement devant entrer en vigueur en 2014. Il est vrai que le texte inspiré par la commission Balladur avait tout pour braquer les élus dans leur ensemble puisque ne tranchant pas clairement — une fois de plus — entre le département et la région. Début 2013, l’actuel gouvernement déposera un nouveau texte en matière de décentralisation. Ce nouvel acte entend simplifier le paysage institutionnel local. Il précisera les rôles des communes, des intercommunalités, des régions et des départements et garantira leurs ressources financières. Bref, le «millefeuilles» a encore de beaux jours devant lui. 

 
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